Mayo-Mayoiga, Qu’es-tu Mayoiga ? – Chronique de la folie généralisée

La confusion règne pendant cette saison de printemps. Et c’est à la fois chez des dizaines d’anti-conformistes partis en quête d’un village de légende urbaine, mais aussi chez des milliers de spectateurs à travers le monde. L’objet de la discorde ? Un anime, évidemment. L’œuvre en question c’est The Lost Village, de son nom originel japonais Mayoiga, et c’est streamé en simulcast en Europe comme en Amérique sur Crunchyroll. Comme Manureva, Mayoiga dérive complètement sur l’océan de nos habitudes, pauvres otakus bien au chaud dans nos genres narratifs bien cadrés et définis.

Et si je vais tenter d’en parler aujourd’hui, c’est parce que je trouve le déferlement d’opinions et de réactions sur cette série assez intéressant et cocasse à la fois : personne n’est d’accord à la fois sur la qualité de la forme (ça on a l’habitude), mais parfois même sur ce qu’elle est vraiment, même au niveau le plus fondamental, le plus basique. Si pour une série complètement abstraite, subtile, ou en tout cas avec beaucoup de non-dit ça peut se comprendre (quelque chose comme Kaiba, ou Texhnolyze, au hasard), pour quelque chose au scénario et aux codes aussi linéaires que Mayoiga, c’est inattendu.

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Voilà l’éventail standard de réactions possibles devant la série.

Mon but ici ça va être à la fois d’expliquer et de comprendre (moi-même, tout comme faire comprendre éventuellement à d’autres) pourquoi et comment cette série est devenu un bordel sans nom, et comment on a pu finir aussi tiraillé. Entrez dans le bus maaaagique.

(/!\ Cet article contient des spoilers jusqu’à l’épisode 10 de Mayoiga /!\ )

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Yuyushiki, sur ordonnance uniquement

Lorsque je rattrape des anciennes séries, c’est toujours assez délicat de ne pas rester cantonné aux mêmes genres. Je finis souvent par regarder en parallèle une série plutôt sérieuse, ou calme, et un truc bien neuneu à côté. Inutile de vous dire que c’est surtout la 2ème catégorie qui réserve les surprises les plus… YuYuShiki-esques du lot. Et puisqu’il n’y a, selon moi, aucun autre moyen de parler de mon voyage dans ces terres teintées de pages Wikipédia, de chats, de jeux de mots et de yuri sans raconter un peu en détail mon avis sur cette série, voilà de quoi vous éclairer (et, qui sait, peut-être vous motiver à le regarder) sur ce quasi-OVNI (Objet Visuel Non-Identifié), parmi les plus crétins que le Japon a pu nous offrir ces dernières années.

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Même les midcards n’ont aucun sens, mais elles sont jolies et me servent à donner le départ de cet article, tel un Lakitu des grands soirs.

 

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