Mayo-Mayoiga, Qu’es-tu Mayoiga ? – Chronique de la folie généralisée

La confusion règne pendant cette saison de printemps. Et c’est à la fois chez des dizaines d’anti-conformistes partis en quête d’un village de légende urbaine, mais aussi chez des milliers de spectateurs à travers le monde. L’objet de la discorde ? Un anime, évidemment. L’œuvre en question c’est The Lost Village, de son nom originel japonais Mayoiga, et c’est streamé en simulcast en Europe comme en Amérique sur Crunchyroll. Comme Manureva, Mayoiga dérive complètement sur l’océan de nos habitudes, pauvres otakus bien au chaud dans nos genres narratifs bien cadrés et définis.

Et si je vais tenter d’en parler aujourd’hui, c’est parce que je trouve le déferlement d’opinions et de réactions sur cette série assez intéressant et cocasse à la fois : personne n’est d’accord à la fois sur la qualité de la forme (ça on a l’habitude), mais parfois même sur ce qu’elle est vraiment, même au niveau le plus fondamental, le plus basique. Si pour une série complètement abstraite, subtile, ou en tout cas avec beaucoup de non-dit ça peut se comprendre (quelque chose comme Kaiba, ou Texhnolyze, au hasard), pour quelque chose au scénario et aux codes aussi linéaires que Mayoiga, c’est inattendu.

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Voilà l’éventail standard de réactions possibles devant la série.

Mon but ici ça va être à la fois d’expliquer et de comprendre (moi-même, tout comme faire comprendre éventuellement à d’autres) pourquoi et comment cette série est devenu un bordel sans nom, et comment on a pu finir aussi tiraillé. Entrez dans le bus maaaagique.

(/!\ Cet article contient des spoilers jusqu’à l’épisode 10 de Mayoiga /!\ )

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[Best-of 2015] Une année, des Anisongs

Les classements rétrospectifs de fin d’année, vous avouerez que c’est une bonne excuse pour faire des articles : même en étant passif sur le blog, j’ai quand même pu être spectateur d’un bon petit paquet de séries d’animation japonaise cette année, et d’encore plus de génériques (qui comme vous le savez, me sont assez chers). C’était tout trouvé : voici ma contribution à ces multiples posts, vidéos, podcasts et que sais-je pour les MEILLEURS GENERIQUES D’ANIME 2015 OLALA ©.mp4 , mais à ma sauce : point de classement, de vote, ou d’autre critère absurde, mais une simple liste – enfin, deux : les OP, et les ED (car oui, il y a tellement eu de bons génériques cette année que même moi j’ai pu trouver mon compte dans des endings !). Évidemment, il y en a quand même certains que j’ai préféré parmi ces deux tas, mais j’avais vraiment la flemme (et surtout du mal) pour les classer dans un certain ordre qualitatif. Tant pis.

2015 était peut-être une année de merde pour pas mal de gens et dans plein d’aspects, mais nos musiciens nippons se sont pas mal tués à la tâche par contre, et ça c’est beau. Dans ma sélection préférentielle de l’année, en voilà 29 (21 openings et 8 endings) qui sont apparus lors de l’année 2015, et qui m’ont plu par leur instrumentation, leurs visuels, ou les deux (en gros).  J’ai en tout cas essayé de caser tout ce que je trouvais intéressant, pertinent et plaisant dans ces génériques, quitte à faire des pavés (l’année était chargée mais intéressante). Place à la musique !

 

Concrete Revolutio

Un peu de repos, enfin

 

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Les 50 génériques d’anime les plus vendus de l’année (ou presque)

Je me rends compte que j’avais oublié de le poster ici, alors que bon ça y aurait clairement sa place.

 

Bref. J’ai réalisé il y a quelques semaines un classement vidéo des 50 génériques d’anime les plus vendus de l’année écoulée, c’est à dire ceux datant de l’été 2014 jusqu’au printemps 2015. Les données proviennent d’un blog japonais guettant les données de ventes que je fréquente. Évidemment, un tel classement est une « photographie », et les chiffres peuvent bouger, et donc l’ordre aussi ; mais la majorité des ventes sont faites les premières semaines, donc dans l’idée ça restera dans cette veine, sauf revival soudain pour diverses raisons (rediffusion, suite, … et encore).

Je ferai un classement (qui sera un peu moins random) pour les plus vendus de l’année 2015 quand les données seront disponibles, donc vers février 2016 /o/

On se retrouve une prochaine fois, pour un vrai article.

 

Peace.

 

 

 

JoJo’s Musical Adventure – Partie 3 : Stardust Crusaders

Sur ce blog, parfois, il se passe des choses. Des articles, des petites mises à jour par ci-par là, du détail à l’article inattendu. Mais, il arrive aussi des événements, comme c’est le cas aujourd’hui c’était le cas il y a quelques semaines : le premier anniversaire du blog ! Et pour fêter ça, plutôt que de faire un mot d’esprit qui ne serait pas bien utile car redondant avec tout ce que j’ai déjà pu dire ici ou ailleurs, eh bah je vais faire un article. Qui trainait depuis beaucoup trop longtemps.

On va donc continuer notre épopée lyrique (littéralement) dans l’univers de JoJo’s Bizarre Adventure, en s’attaquant à un gros morceau de la saga, à savoir le fameux troisième arc : j’ai nommé Stardust Crusaders. Je vais traiter directement tout l’arc même s’il est plus long, puisque les articles ne sont pas super longs au départ, car relevant plus du constat ou du catalogue que de la réelle analyse artistique.

 

JoJo's Bizarre Aventure: Part 3

Partie 3 – Stardust Crusaders : « Vanilla Ice Cream »

 

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[Japan Expo 2015] P.A. Works à Paris ! (Résumé du ‘talk-show’ du 05/07/15)

 

Hello le peuple ! Petit article imprévu à tous les niveaux, puisqu’on va pas parler directement des thèmes habituels (comme si j’avais une cohérence…), puisqu’on va parler de Japan Expo 2015, qui s’est terminée hier, et qu’en plus on va parler d’un petit event qui y a eu lieu sans grand monde soit vraiment au courant (de ce que j’en ai vu). Bon, je vous refais pas de topo sur Japan Expo, c’est grand, c’est bondé, c’est parfois artificiel mais fun et y a vraiment moyen de trouver tout ce qu’on veut même si y a toujours des problèmes par-ci par-là (genre, les prix).

Le dimanche après-midi, sur le stand dédié à la « Ville de Kyoto » (qui était en plus assez grand et visible), se trouvait en fait un petit événement pour les fans d’animes un peu pointus (quoique ?), avec 2 personnes en kimono sur scène. Sauf que ces 2 personnes étaient Kenji Horikawa et Masayuki Yoshihara, à savoir respectivement :

  • le fondateur de P.A. Works, ainsi que producteur de pas mal de leurs séries (True Tears, Hanasaku Iroha, Angel Beats, …)
  • et un animateur notamment d’Higashi No Eden et Ghost in the Shell: Stand Alone Complex, mais surtout réalisateur d’Uchouten Kazoku, la série à laquelle était dédié le panel, mais aussi une partie du stand (avec une exposition de story-boards de la série, et vente de goodies, dont un artbook et aussi une collection complète de ces story-boards)

Et pendant en gros une demi-heure, ils ont parlé de leur rôle dans la production de la série, de la série elle-même, et ont répondu pour cela à une vingtaine de questions, de l’animateur puis du public. Petit débriefing  (fait seulement à partir de ma mémoire) !

A gauche, une PV de la série (en VOSTFR) qui passait en boucle avant le talk. A droi-DEEEEEERP.

 

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