[Best-of 2015] Une année, des Anisongs

Les classements rétrospectifs de fin d’année, vous avouerez que c’est une bonne excuse pour faire des articles : même en étant passif sur le blog, j’ai quand même pu être spectateur d’un bon petit paquet de séries d’animation japonaise cette année, et d’encore plus de génériques (qui comme vous le savez, me sont assez chers). C’était tout trouvé : voici ma contribution à ces multiples posts, vidéos, podcasts et que sais-je pour les MEILLEURS GENERIQUES D’ANIME 2015 OLALA ©.mp4 , mais à ma sauce : point de classement, de vote, ou d’autre critère absurde, mais une simple liste – enfin, deux : les OP, et les ED (car oui, il y a tellement eu de bons génériques cette année que même moi j’ai pu trouver mon compte dans des endings !). Évidemment, il y en a quand même certains que j’ai préféré parmi ces deux tas, mais j’avais vraiment la flemme (et surtout du mal) pour les classer dans un certain ordre qualitatif. Tant pis.

2015 était peut-être une année de merde pour pas mal de gens et dans plein d’aspects, mais nos musiciens nippons se sont pas mal tués à la tâche par contre, et ça c’est beau. Dans ma sélection préférentielle de l’année, en voilà 29 (21 openings et 8 endings) qui sont apparus lors de l’année 2015, et qui m’ont plu par leur instrumentation, leurs visuels, ou les deux (en gros).  J’ai en tout cas essayé de caser tout ce que je trouvais intéressant, pertinent et plaisant dans ces génériques, quitte à faire des pavés (l’année était chargée mais intéressante). Place à la musique !

 

Concrete Revolutio

Un peu de repos, enfin

 

Génériques d’ouverture

 

  • Noragami Aragoto – THE ORAL CIGARETTES – « Kyouran Hey Kids!« 

Noragami saison 1 avait déjà frappé très fort dans mon cœur avec son excellentissime opening sur fond de Hello Sleepwalkers et ses jeux de couleurs métalliques sur nuances de gris, le tout saupoudré d’action joliment animée made in Bones. Le 2ème en est très proche, et prend même la même recette : même style visuel, même présentation de persos, même dynamisme et combats (avec des nouveaux), le tout sur une musique rock bien fast-paced comme il faut. Cette fois c’est THE ORAL CIGARETTES (ce nom bordel) qui s’y colle, et c’est toujours très bien. Pour la vanne, je vous conseille même le clip de la chanson, délire surréaliste, kitsch et un peu épileptique avec un super-héros bizarre qui bouffe des piles. #GODOFSPEED.

La vidéo propose une bonne présentation des forces en présence de l’arc, mettant comme la série l’accent sur le côté « sombre » de nos amis les dieux, à base de sang, de combats, de flashbacks mystérieux et j’en passe. Le tout en alternant des plans circulaires de fifou et des plans fixes (notamment pour les premières apparitions de chacun des persos). Mention spéciale à ce plan sur Bishamon qui veut dire beaucoup de choses (et aussi parce que j’aime beaucoup le perso) ; elle n’est pas forcément beaucoup mise en valeur dans le générique (un peu plus toutefois que dans celui de la S1, où on la voyait seulement combattre), mais elle profite de séquences comme celles-ci pour faire valoir l’ambiguïté de son perso, toujours représenté dans le conflit alors qu’a priori dans le camp du héros au début de la série pour le spectateur. Dans tous les cas, ça marche très, très bien… voire un peu trop ? La saison 2 de la série était à mon sens plutôt sympathique, mais malheureusement pas aussi dynamique qu’escompté notamment par ce générique. Dommage, parce que celui-ci est lui clairement une des perles de l’année.

 

  • Absolute Duo – Konomi Suzuki – « Absolute Soul« 

J’avais (et j’ai toujours) absolument rien à carrer d’Absolute Duo. C’est pas mon trip, et mes connaissances plus tolérantes que moi sur ce genre d’animes ont globalement abouti au consensus de « y a des bonnes idées mais c’est quand même vraiment pas bien« . Libre à vous de faire votre opinion sur ça ; mais une chose est sûre : woh le générique est une tuerie. Mais genre vraiment. Limite unanimement reconnu comme chef d’œuvre visuel, la vidéo réalisée, storyboardée et animée (!) par Ryôma Ebata dans ses trips visuels habituels (genre, les démarches assez uniques, déjà aperçues dans Sora no Method) regorge de perles d’animation et de chorégraphie (littéralement, pour la séquence de danse de fin !). C’est définitivement quelqu’un à suivre et qui se fait de plus en plus remarquer pour des clips comme ça (ou encore d’autres dans Busou Shinki, Death Parade, les génériques de Mahou Sensou et j’en passe), et c’est tant mieux.

Mais la vidéo ne fait pas tout. Et là encore, très bonne pioche pour les producteurs que d’aller chercher notre chère Konomi Suzuki, que vous avez pu voir mentionnée ici pour sa participation remarquée dans l’OP de WataMote, il y a déjà 2 ans, et en 2014 pour l’acclamé générique de No Game No Life et celui de Vanadis. Elle nous revient ici en pleine forme, pour une chanson bien plus teintée J-Rock que les 2 citées précédemment (mais avec toujours beaucoup de jeux/canons de voix et de mélodies au piano), mais où elle se lâche notamment sur les aigus. Le résultat est prenant et bien monté, et l’efficacité de la mise en scène et de l’animation contrebalance étrangement bien la non-originalité de la piste. Tout est bien qui finit bien.

 

  • Death Parade – BRADIO – « Flyers« 

Oh boy. Je redoutais un peu celui-ci, parce que j’ai l’impression que je pourrais écrire des tartines dessus. Alors qu’il est arrivé dès le début de l’année, il est resté ancré chez tout le monde pour un bon moment, et l’est peut-être encore à ce jour (en tout cas chez moi oui). Les potes de chez BRADIO, groupe de rock sauce funk et disco à l’imagerie très années 70-80 (qui signent ici leur première chanson pour un anime) rencontrent immédiatement un succès sur le net occidental (un peu moins chez nos amis japonais, la série étant une œuvre originale et nocturne elle n’est pas super populaire là-bas, loin de là) avec ce son ultra-catchy, ultra-dynamique, et surtout aux antipodes des thèmes de la série (ou en tout cas au mieux de l’OVA Death Billiards qui était le seul élément d’intrigue qu’on connaissait à ce moment) : la série parle de mort, de réincarnation, de mal-être, de jugement de soi… Tandis que la chanson est une envolée presque joyeuse mais bien criée par le chanteur de BRADIO et ses envolées kitsch et aigües en anglais.

Et de façon encore plus inattendue, le clip vidéo embrasse parfaitement l’ambiance, montrant les coulisses de la série et la vie de travail de chacun des persos, le tour sur une ambiance de lipdub général et déjanté où chacun est de la partie et fait… bah absolument n’importe quoi. Danse, opéra, cancan, … tout en montrant partiellement des artifices visuels exploités plus tard dans la série. Le pire étant vraiment l’ambiance « clip de travail » qui s’en dégage avec du recul, surtout quand on connaît les relations et l’ambiance au quotidien entre chacun des personnages dans la série !

La petite anecdote qui me tue et qui me fait bien prendre conscience du souci apporté à ce générique, c’est que contrairement à BEAUCOUP de génériques d’animes, ce n’est pas une maison de disques qui a poussé ou incité un groupe à le faire (ou les producteurs à le choisir) : BRADIO était jusqu’alors un groupe purement indé ! Et depuis 2014, le premier groupe d’un nouveau label totalement obscur qui s’appelle HERO MUSIC ENTERTAINMENT… qu’ils semblent avoir eux-mêmes fondés. On est loin des vap, Sony Music ou que sais-je. Ce qui veut donc dire que quelqu’un a été chercher ces types qui n’étaient alors qu’un groupe assez obscur qui faisait du funk en japonais pas super bien produit avec un chanteur à coupe afro. Et je trouve ça génial. A bien des niveaux, ce groupe est une perle ; et ils ont tellement conscience de leur chance qu’ils ne gênent pas à en rire, signant des clips à la limite de la parodie, et rejouant même le générique de Death Parade (puis de Peeping Life, leur second OP dans l’industrie) de façon super cheap et débilement drôle.

J’aime beaucoup BRADIO, c’était une super découverte, et j’espère les revoir aussi souvent que possible signer des génériques. Surtout des comme ça.

 

  • Gatchaman Crowds Insight – WHITE ASH – « Insight« 

Ça devient monnaie courante de ramener pour une saison 2 (ou 3, ou 4, …) le groupe qui avait passé avec brio le test du générique de la saison précédente. GRANRODEO pour Kuroko no Basuke, nano.RIPE pour Non Non Biyori, OLDCODEX pour Free, fripSide pour les Railgun… Les exemples sont nombreux dans les années 2010. Gatchamn Crowds a suivi le mouvement : après l’excellent « Crowds » et son délicieux engrish, WHITE ASH remet le couvert et ressort un titre bien catchy (peut-être moins marquant que le premier, toutefois), avec leurs stop-beat arythmiques bien caractéristiques et leurs riffs de guitares saturées mixées à la voix plutôt jeune du chanteur. L’anglais est un peu mieux maîtrisé cette fois (difficile de faire pire en même temps, à part chez Sawano) et la chanson toujours aussi bien produite : le chanteur a toujours l’air d’avoir douze ans mais il chante plutôt bien, et même ses intonations un peu criardes au refrain donnent un feeling presque punk plutôt sympa.

C’est peut-être le seul souci que j’ai finalement avec WHITE ASH : ils font des bonnes chansons mais qui étrangement ne semblent pas très adaptées à faire des génériques, même si musicalement excellentes. Je note par ailleurs la pure tuerie en B-side du single, « The Phantom Pain », qui est, bien évidemment, dans l’O.S.T. promotionnelle du jeu Metal Gear du même nom. Un gage de qualité ?

Visuellement, TatsuPro reprend bien les codes ultra-colorés et flashy de la série, et les touches un peu « numériques » (pour les transformations, mais aussi par exemple la stylisation des crédits). Mais l’ingrédient bonus qui tue tout cette fois, c’est ce coup de poker des « silhouettes en carton » qui vont se balader en stop-motion dans la vie réelle. C’est super inventif, bien appliqué, et peut-être même une symbolique sur les messages que peut porter la série sur le monde réel. Ça fait bizarre au début, mais franchement c’est bien trouvé. Ils arrivent à faire du coup un opening super chargé, en personnages par exemple (suffit de voir la séquence en mode Power Rangers à la fin) mais qui ne gêne et qui reste pêchu, porté par la musique. Bien vu les gars.

 

  •  Gundam Iron-Blooded Orphans – MAN WITH A MISSION – « Raise your Flag« 

Je dois être le français de ma génération le moins à l’aise avec l’univers Gundam ; j’ai pour ainsi dire vu aucune série, aucun film, aucun jouet, aucun spin-off, tout ce que vous voulez. Limite ce que je connais le mieux c’est l’écrasant pouvoir de Big Zam dans Gundam: Battle Assault 2. Alors quand on me parle d’une nouvelle série originale, à part, le renouveau tout ça… Bah moi ça me dépasse un peu. MAIS PAR CONTRE, quand on me montre le retour de MAN WITH A MISSION, là c’est « Oui oui oui, oui, c’est gaaagné« . Dans la même idée que BRADIO, depuis leur découverte par le déjà culte « database« , générique des 2 saisons (!) de Log Horizon, je suis pas mal l’actualité de ce groupe de rap-rock énergique qui joue avec des têtes de loup sur la gueule (?!). Et ça me fait plaisir de voir qu’ils gagnent peu à peu en renommée, ici comme là-bas (ils ont notamment fait une piste avec Zebrahead, groupe US oublié chez nous mais populaire au Japon, pour le dernier Mad Max Fury Road), et tant mieux si ça passe par de nouveaux génériques.

Si leur dernier en date (pour Seven Deadly Sins) était convenable mais un peu décevant niveau musique et entrain, là ils reviennent très chauds avec une musique qui sied bien à l’univers militaire d’IBO, un gros riff bien rapide et une chanson étonnamment portée par des cordes, jusqu’au refrain, typique de MWAM : un hook en anglais, et tu balances tes punchlines en japonais derrière en criant. Merci au revoir.

Les visuels sont simples mais marchent très bien, notamment le plan d’intro qui passe du noir et blanc weird à de la couleur pour montrer le SANG. L’aspect « vieux film » rend bien l’ambiance de chronique du guerre du tout, et fait le job de présenter sommairement tous les persos concernés (ce qui est pas plus mal pour une chronique militaire) et de montrer du robot qui se fout sur la gueule sur le refrain (ce qui est normal pour un Gundam). C’est peut-être pas le plus marquant de cette liste, mais ce générique reste très cool.

 

  • Concrete Revolutio – ZAQ – « Katararezu Tomo« 

En parlant de génériques pas marquants… Celui-là il y a quelques semaines, je ne l’aurais même pas inclus. Mais avec le temps, j’ai réussi à l’apprécier, et je me demande quand même si mon appréciation sans limites pour la série n’a pas joué. Je ne suis pas un grand fan de ZAQ, et sa voix m’insupporte quelque peu à l’excès (c’était le cas dans Chuu2Koi, par exemple), mais en faire un générique pur J-Rock mélangé à des sons techno un peu psychédéliques, associés à l’imagerie très pop art de la série : je prends. Le montage est très bon, et chaque effet sonore ou bruitage trouve son bonheur dans la réalisation.

Et puis, tout comme la série, bordel que c’est beau. Derrière le générique c’est Yoshiyuki Ito, un habitué de la maison Bones (pensez à l’animation de FullMetal Alchemist, Eureka Seven, Sword of the Stranger, Soul Eater, le générique de Space Dandy ou encore le film Cowboy Bebop ; c’était lui à la baguette), et ça se sent. C’est fluide, c’est exploité à fond, y a des plans cinématographiques ultra-travaillés que ce soit dans l’esthétique ou le cadrage. Un peu comme la série, c’est une pure œuvre visuelle où les créatifs se lâchent complètement. On délaisse le réalisme des fonds et des couleurs pour s’appliquer à exploiter une palette plus étroite mais flashy, dans les formes, les reflets, et surtout le dynamisme à l’écran, tant des persos, des machines, que des effets de lumière, ultra-présents dans la série sous forme de polygones aux couleurs nuancées pour jouer avec plus facilement avec. Et avec l’animation top tier tout le long et la variété des pouvoirs des personnages, c’est un vrai festival, compensé par des passages plus calmes sur les enjeux plutôt sérieux de la série. En bref, une belle réussite de mise en scène.

 

  • Ranpo Kitan – Game of Laplace – amazarashi – « Speed to Masatsu« 

Il y a des groupes talentueux mais qui n’ont pas de chance ; amazarashi est pour moi de ceux-là, puisqu’ils ont à leur actif des génériques pour Tokyo Ghoul Root A, saison 2 assez calamiteuse, et cet incroyable opening de Ranpo Kitan, série qui s’est quand même un peu cassé la gueule sur tous les plans malgré des idées plutôt sympa tirées des romans d’Edogawa Ranpo. amazarashi, c’est un groupe au style assez unique, et aux mélodies assez impossible à discerner, puisque tout est basé à la fois sur le texte avec une grosse densité de paroles, et le rythme basique des percussions et nappes sonores en fond. Ça reste un groupe qui envoie du lourd quand les guitares saturées se lancent dans des refrains accompagnés du quasi-spoken word du chanteur. Et quand on sait qu’en plus les textes sont souvent très sombres, très psychologiques, on se dit que finalement c’est bien trouvé pour un OVNI comme Ranpo Kitan, hybride mystère – épouvante – psychologique – drame (le clip est d’ailleurs à la limite du dérangeant) Ce rythme de paroles entêtant, quasi permanent, couplet comme refrain, qui rythme une minute 30 sur un ton presque metal, alors que géré principalement par un piano et une guitare acoustique, c’est quand même assez impressionnant.

Musicalement c’est donc très cool et inhabituel, mais là où c’est surprenant, c’est que le générique est une merveille de réalisation aussi ; et dans une série de Seiji Kishi, bah c’était assez inattendu. Sur certains plans, on croirait presque à une version horrifique de réalisations de chez Shaft ou de chez Yuasa, avec ce mélange permanent de saturation d’image, de teintes de brun et de gris, et de prises de vues réelles exploitées visuellement tout le long du générique. Et la touche en plus, c’est l’affichage permanent des paroles chantées à l’écran, qui se déforment de plus en plus, plus on s’approche du refrain, où les paroles sont limite criées et flashent sur l’écran.  Il y aussi beaucoup de jeux de lumière, pour garder une atmosphère sombre à chaque fois mais pas invisible, notamment par les contours brillants ou le coucher de soleil se reflétant sur les papillons omniprésentes dans le générique.

Le contenu est pourtant structurellement peu original : on présente les personnages, mais à chaque fois en montrant une face cachée, enfermée, et son squelette (principe aussi exploité dans la série pour montrer l’implication des personnages) ; on montre les gens dans la rue, mais on les replace subliminalement par des mannequins ; y a des squelettes et des papillons partout. Alors oui en effet, c’est pas ni les paroles ni les visuels les plus subtils qui soient (pareil pour la série d’ailleurs), mais c’était un essai plein de bonnes idées dont pas mal font quand même bien mouche et avec une musique qui tue. Pareil pour les plans finaux avec le protagoniste au milieu d’une classe désorganisée et vide, pareil pour l’autre protagoniste en face à face avec son destin dans un univers pseudo-mathématique. Et au final, la somme de tout ça c’est un des OP auxquels j’ai le plus accroché cette saison.

 

  • Magic Kaito 1412 [OP2] – CHiCO with HoneyWorks – « Ai no Scenario« 

Ceux qui me connaissent bien doivent se dire « ÉVIDEMMENT il l’a casé« . Bah oui ! Et pour cause. La série a commencé en 2014, mais ce générique est apparu pour le 2ème cour, début 2015, donc je prends. Déjà parmi les rares défenseurs de la série, qui est passée au-dessus de beaucoup de monde (présentée comme un spin-off de Détective Conan, alors que mouais bof c’est pas le même délire), j’ai tout autant apprécié ses openings, surtout le second. Et outre le fait de pouvoir déblatérer à nouveau sur Magic Kaito 1412, c’est surtout l’occas’ pour moi de parler de CHiCO with HoneyWorks, qui fait aussi partie des rares artistes que j’aurais pu mettre plusieurs fois dans l’article, avec le super OP2 de Gintama° ! Mais si la chanson est encore très cool (sans doute même meilleure que celle dont je vais parler), les visuels sont moins marquent à mon goût, surtout parce que je connais moins l’univers de Gintama.

La série n’est pas une perle d’animation et de visuels, avec un chara-design super bien modernisé, mais qui abusait un peu parfois sur les nez (me demandez pas pourquoi). Du coup, avoir un générique qui tente de faire des efforts de mise en scène à la hauteur des situations folles qu’Aoyama crée pour la série, ça m’a fait plaisir. J’adore par exemple cette scène de danse, avec la silhouette qui danse en fond sur la cape de Kaito… Là encore, beaucoup de jeux de luminosité, profitant de l’ambiance plutôt sombre de ces arcs et personnages de la série mais de toutes les lumières artificielles ou non créées notamment par la lune, les illuminations de la ville, ou le costume blanc brillant du Kid. Un truc marrant : mon plan préféré et que je trouve le plus créatif se trouve juste après le plus odieux : un still en gros plan de la gueule de Conan, qu’on voit pas pendant tout le reste, juste avant la géniale séquence tournant autour du Kid se posant sur un piédestal entouré de flics, par les airs (tiré d’un passage de la série, enjolivé pour la réalisation du générique). Vu le relatif niveau de subtilité de la série et du générique, c’est clairement le genre de séquence qui marque, et c’était audacieux pour une série à ce niveau technique (car oui, c’est clairement pas là qu’A-1 Pictures a mis le plus de ressources cette année).

Musicalement, CHiCO c’est une de mes découvertes de l’année (j’ai pas vu Ao Haru Ride qui était son premier générique). Et pour un style dont je suis pas fan au départ, c’est super sympa ! Elle a une voix et un style de chant qui déchirent, et les musiciens derrière manient super bien les mélodies de guitares électriques et les synthés pour l’arrangement. Pour l’info, HoneyWorks c’est un cercle de compositeurs et musiciens amateurs qui faisaient entre autres du Vocaloid, donc ça fait plaisir de voir ce genre de groupe avoir du succès à ce niveau ! Ils ont percé début 2014, et quelques mois plus tard ils ont été associés à CHiCO, et ça a donné un groupe avec une imagerie manga que je trouve super cool et qui fait des génériques sympas. Que du bonheur.

 

  • Lupin the IIIrd (2015) – You & Explosion Band – « Theme from Lupin the IIIrd (2015)« 

Qui aurait cru que les 2 plus vieilles séries de l’année aurait les génériques parmi les mieux animés ? Pas moi, en tout cas. Et pourtant c’était assez attendu que cette nouvelle série Lupin III soit jolie, après l’incroyable Daisuke Jigen’s Gravestone de Takeshi Koike (oui, celui de Redline). Et le générique, présentant une reprise légèrement modernisé du thème jazzy classique de Lupin, est complètement fou visuellement. Dans la pure lignée de générique de série occidentaux, mais un chara-design leché, super détaillé (j’ai l’impression de voir du Don Rosa façon animation japonaise), ultra-dynamique, bien structuré, avec des jeux visuels partout (faux relief, contrastes de couleur, palette et effets visuels uniques pour chaque perso). La scène très bizarre de voitures Playmobil en 3DCG qui se coursent est rattrapée par la super poursuite de silhouettes en avant-plan, et la transformation des visuels soudaine derrière. Vraiment, ce générique est beau et il respire l’esprit Lupin. Que demander de plus ?

Il y a forcément moins de choses à dire sur la musique, vu qu’elle est 1) instrumentale (ou presque), 2) ultra-connue, 3) très bonne sans particularité aucune. En tout cas c’est évidemment un thème très cool et l’action est très bien rythmée par les cuivres qui se donnent à fond. Lupin the thiiiiiird.

 

  • Jojo’s Bizarre Adventure: Stardust Crusaders Egypt-hen – JO☆STARS – « JoJo  Sono Chi no Kioku ~end of the World~« 

Je vais pas me répéter, j’ai quand même fait tout un dossier là-dessus, mais JoJo et la musique, ça va ensemble. Je me suis du coup aussi déjà prononcé sur ce tout dernier générique de l’arc Stardust Crusaders, faisant la part belle au combat contre DIO, donc je ne m’étendrai pas dessus ici. Tout ça pour dire que c’est une grosse bouffée d’epicness dans ta face, avec les 3 chanteurs précédents, des visuels de dingue, une structure de chanson d’épouvante digne d’un hymne de méchant Disney qui se transforme en chanson épique et hard rock jusqu’au face à face final avec DIO, qui se permet même d’arrêter littéralement le temps dans les derniers épisodes. Un vrai travail de passionné, jusqu’au bout et dans les moindres détails visuels, et l’idée de prendre une structure et presque un genre musical totalement différent est une super idée. Bravo David Production, et bon courage pour Diamond is Unbreakable.

 

  • Osomatsu-san – AOP – « Hanamaru Pippi wa Yoiko dake« 

Parmi les bonnes surprises de la saison, je mets clairement Osomatsu-san. Reboot complètement inattendu d’une comédie enfantine des années 60 ou 70, mais avec ses persos en jeunes adultes complètement losers, idiots, incapables, mesquins et évidemment drôles, le tout par un casting 6 étoiles. La série exploite absolument tous les types d’humour possibles, de la satire, la parodie au pipi-caca en passant par le jeu de mot, le sociétal, etc. Bonus : elle a un style visuel assez unique, avec des tons de couleurs très « aquarelle » (?), tirant sur les bleus et roses assez clairs, et ça se voit surtout sur les environnements qui font très rétro. Ce style permet pas mal de largesses visuelles et du coup de l’animation plutôt sympa, et ça se voit pas mal sur ce générique (et surtout dans l’épisode 1) ! Visuellement c’est très créatif, voire même carrément joli, mention spéciale aux coups de marteaux sur les palets, joliment animés et synchronisés avec la musique. C’est bourré de non-sens, d’effets visuels, de séquences surréalistes, et en ça c’est très similaire à la série, donc pourquoi pas : j’aime particulièrement les séquences entre 0:50 et 1:15.

Le générique est signé AOP, un groupe d’idols qui débute dans le business de l’animation japonaise (après des génériques pour Ace of Diamond). J’ai été surpris d’apprendre que c’était un groupe d’idols finalement, mais vu le type de chant ça se tient ! Autrement, c’est une chanson toute bête, rythmée par une ligne de guitare et un rythme super rapide accentué par les visuels exubérants, et c’est un bon générique de comédie : ça explose, c’est léger, c’est fun, ça reeeeeeste longteeeeemps dans la tête. On s’amuse à taper en même temps que tout ce qui passe, on profite de toutes les versions surréalistes des personnages en essayant de suivre ce qu’il se passe et de reconnaître les sextuplés autant que faire se peut. C’est très fun, en tout cas.

 

  • Gangsta. – STEREO DIVE FOUNDATION – « Renegade« 

(vidéo nulle mais supprimée partout ailleurs)

WUB WUB WUB. Gangsta avait une soundtrack particulière mais assez sympa, rempli d’éléments hip-hop/dance voire dubstep, avec TSUTCHIE à la baguette, qui avait déjà participé à celle de Samurai Champloo. C’était assez logique que le générique soit dans la même veine, puisque ça collait à l’ambiance sombre et glauque de ces drogués/dopés qui se foutent sur la gueule dans un climat mafieux. Appelés à la barre, STEREO DIVE FOUNDATION, qui avaient fait… l’ending de Kyoukai no Kanata. Oui. Et ils s’en sortent plus que bien, même si l’instrumentation est pas des plus complexes !

Il peut faire pas mal peur au début. Beaucoup de sonorités techno (quasi aucun instrument classique), une esthétique étrange (pas mal de femmes peu habillées, faut dire que la série va loin dans les thèmes de la prostitution – forcée ou non – par moments, mais aussi de la drogue, de l’argent, des agressions… Le tout dès les premières secondes)… Mais tout ça se mélange très bien, et l’instabilité mentale globale des personnages est bien retranscrite par ces multiples coupures tant dans dans la musique que les visuels.

On fait clairement face à un noir et blanc artistique dans la vidéo, où se dégagent seulement certaines couleurs bleues et vertes selon les passages, avant de dérouler les présentations de chacun des personnages avant d’arriver à LA BAGARRE en jouant pas mal sur des jeux visuels de fumée et de tâches (de sang, on imagine). L’animation des scènes de combat qui suivent est plutôt cool, sans passage particulièrement remarquable, si ce n’est un final permettant le retour des plans SM et bondage. Merci Kohske, l’auteur du manga et adorateur des formes féminines.

 

  • Fate/stay night Unlimited Blade Works [OP2] – aimer – « Brave shine« 

Si j’ai été quand même un peu déçu par la 2ème partie d’Unlimited Blade Works, son générique était globalement à des années-lumières du premier, dans le bon sens du terme. Déjà parce que j’adore la voix d’aimer, malgré ce nom ridicule (exemples notables : les endings de Zankyou no Terror ou de Number 6, ou même des pistes de ses albums), et aussi parce que les visuels montrent un Ufotable encore en forme comparé aux quelques moments de souffrance sentis dans le 2ème cour. Et Ufotable en forme, bah c’est certes blindés d’effets visuels mais pour les scènes d’action et les environnements, ça devient tout de suite vraiment sympa.

On retrouve une construction simple, à savoir résumer en quelques plans larges et lents les relations entre masters et servants encore présents, avant de basculer dans le dernier tiers dans quelques jolies scènes d’action, dévoilant des combats présents dans l’intrigue de cet arc (Ou pas ? Assassin a genre autant de temps de pellicule dans l’OP2 que dans le reste de la saison, mais on s’en fiche). Et là c’est la totale. La chorégraphie des mouvements de Berserker, le duel Lancer-Caster, le sublime duel à l’épée entre Saber et Assassin… C’est du fighting-porn et il remplit très bien son boulot. Et y a un plan en plongée sur Rin et sur un sourire sadique de Gilgamesh. Vendu.

La musique est comme je le disais très cool, malgré les quelques trucs d’engrish qui passe moins bien, mais l’orchestration melée aux musiciens rock ça fonctionne toujours très bien, et la version TV est parfaitement bien rythmée. La genre colle, la voix aussi, la qualité musicale est là et la production avec.

 

  • One-Punch Man – JAM Project – « THE HERO !! ~Okoreru Kobushi ni Hi wo Tsukero~ »

One-Punch Man était un succès évident de l’année avant même sa sortie pour pas mal de raisons, et JAM Project en est peut-être aussi une. On vibrait déjà tous à l’annonce du groupe, et they fucking delivered. Je ne fais pas partie de la fanbase de JAM Project au départ, mais j’aimais beaucoup ce qu’ils avaient fait pour Garo notamment, donc je me disais surtout « ok pourquoi pas, ils ont de l’epicness à revendre ». Et ils ont fait exactement ce qui était prévu, et à l’image de la série : une chanson épique, limite auto-parodique et grandiloquente, à la gloire de ce héros raté qui en fait ne l’est pas. L’instrumentation hard rock c’est une chose, mais vocalement tous les membres du groupe se lâchent complètement à base de cris, de WOOH-HOOH, POWEEER et autres simagrées héroiques, quitte à sortir entièrement de la mélodie. C’est jouissif, fun et over the top, donc ça marche. Sans oublier le climax quasi-orgasmique du dernier poing et le cri suraigu digne des groupes les plus chevelus des années 80. Chapeau messieurs, c’est de la bonne.

Sinon, y a t-il encore quelque chose à dire sur les visuels (enfin, surtout l’animation) de One-Punch Man ? Le travail fantastique abattu par les animateurs réunis par Shingo Natsume, Chikashi Kubota et Madhouse n’est plus à découvrir et quand on sait que les openings sont souvent plus jolis que les séries elles-mêmes… Le générique est plus léché dans la réalisation que la série, et permet de découvrir les différentes sensations de grandeur et de violence auxquelles Saitama doit faire face (si je puis dire), et on découvre des ennemis tous plus détaillés, beaux les uns que les autres, avant de découvrir avec détail comment Saitama casse la gueule aux méchants, à base de coup de poings (no shit), avant de finir en éclat sur un poing gigantesque en transition avec… Saitama qui fait ses courses. Un beau pied de nez à l’action mais fidèle à l’esprit de la série.

 

  • Non Non Biyori Repeat – nano.RIPE – « Kodama Kotodama« 

nano.RIPE, c’est un groupe très reconnaissable, au départ par la voix assez particulière de sa chanteuse, mais aussi pour ses inspirations assez « musique folk », presque jam band, avec plein d’instruments et de sonorités super joyeuses qui vont dans tous les sens. Ce qui colle parfaitement avec l’ambiance campagnarde, joyeuse, iyashi-kei et à la cool de Non Non Biyori, donc c’est parfait ! Cette espèce de recette d’un John Butler Trio à la sauce J-Rock a déjà fait ses preuves, dans la saison 1 de ce même Non Non Biyori, par exemple. Mais là, le tout est plus poli, et en plus d’être un bon choix, c’est avant tout une super chanson que propose le groupe, à la fois folklorique, festive, mais aussi assez rythmée et finalement assez rock, mais limite envoûtante avec cette super mélodie au banjo (?!) qui nous suit pendant cette minute 30 de voyage à la campagne. Même le clip de la chanson est dans l’esprit  !

Car oui, Non Non Biyori, c’est avant tout un slice of life comique qui nous amène à la campagne, sa verdure, son isolement, ses animaux, ses paysages, et surtout ses personnages colorés qui vivent leur vie de pré-adolescentes en nous partageant tout ce fun. Et ça commence clairement en nous communiquant de la bonne humeur, par des gros plans inattendus sur les 4 héroïnes en train de discuter en riant, en gros plan. On profite ensuite carrément des sublimes paysages et décors proposés par Silver Link, qui a vraiment cherché des gens qui aiment la nature et ça se sent. Entre nature et scènes typiques, la clip progresse doucement en suivant la rythmique de la chanson, avant de partir dans cette étrange mais géniale séquence de faux « défilé militaire » des héroïnes, traversant plein de décors naturels qui se changent au fur et à mesure, mais en suivant le mouvement des filles. C’est fun, c’est original, super rythmé, et ça transpire du NNB : à la fois « nature » et drôle. C’est peut-être un des plus calmes de la liste niveau visuel, mais Non Non Biyori avait-il vraiment besoin de plus ?

 

  • Classroom Crisis – TrySail – « Cobalt« 

A la manière de la série, que je considère comme une perle totalement oubliée de l’année par tout le monde, le générique de Classroom Crisis est rempli de bonnes choses mais tout le monde est passé un peu vite dessus (de façon plutôt légitime, peut-être).  Alors oui, on voit TrySail, ça annonce pas forcément du bon, comme le montrait leur tout premier générique (malgré la popularité de la doubleuse Sora Amamiya ces dernières années), et y a une vieille boucle de synthés J-Pop au début. Mais si je vous dis que ce générique a bien marché, et que maintenant TrySail fait des endings pour Koyomimonogatari ? Bon. Donc oui, je trouve que « Cobalt » est une tuerie, notamment pour son super riff de guitare de l’intro et du refrain qui marche étonnament bien avec ce trio féminin, et la folie générale donnée à la musique du générique (genre le piano qui par en vrille avant le refrain, le redoublement puissant de ce même refrain, etc. Il est très bien géré et redonnerait presque confiance en la J-Pop, c’est cool.

Mais c’est principalement visuellement que j’adhère, et j’aimerais vraiment féliciter le réalisateur de ce générique (entre autres), parce que wohlala y a des perles que j’ai l’habitude de voir comme ça. Ça arrive à mélanger une identité graphique marqué, du character acting, beaucoup d’effets numériques, avec pas mal d’action et de personnages, le tout en arrivant à raconter quelques choses dans le tas, en jouant notament sur les silhouettes des personnages. Il y a 2 séquences dont je suis vraiment fan : déjà, la séquence des « tampons »vers 25 secondes (judicieusement placée après un coup de tampon de Nagisa), qui en 10 secondes arrive à résumer toute la série en jouant uniquement avec des effets visuels « futuristes » (on imagine bien une schéma ou une table interactifs), des croix qui tombent du ciel, et des silhouettes. Visiblement c’est fun et inhabituel, et ça marche vraiment bien. La deuxième c’est le plan de génie sur Nagisa vers 50 secondes, et c’est la même chose : comment, en un plan avec un effet inhabituel, tout dire sur un personnage et un contexte. Dans une part sombre d’un personnage qu’on ne voit pas, on voit des schémas, un logo de société, des autres personnages, dans un effet informatique futuriste qui ne s’arrête jamais, disparaissant seulement pour montrer enfin le visage du perso. J’exagère peut-être dans l’analyse (quoique, vu la série, à peine à mon avis) mais bordel c’est bien vu. Le reste du générique est bon aussi et met bien en emphase les deux buts de l’anime, à savoir la rebellion d’une classe et le conflit de relation (omniprésent dans les visuels) entre Sera et Nagisa. Mon meilleur résumé : regardez Classroom Crisis.

 

  • Durarara!!x2 Shou – OKAMOTO’S – « Headhunt« 

Headhunt est une bonne expression pour décrire tout le bordel et les quiproquos qui arrivent dans l’univers complexe et passionnant de Durarara!!. Mais outre le titre, c’est toute l’instrumentation derrière qui colle encore aux recettes développées par la série dans sa première saison : une chanson très typée alt-rock, avec des parties catchy (de préférence à base de woh-oh wah-wah-oh) et un gros solo de guitare quelque part pour pouvoir y coller des flashbacks nécessaires à chaque début d’épisode. Pour son grand retour, le tâche de raviver cette flamme est confiée à OKAMOTO’S (et c’est d’autant plus étrange que les génériques des 2 arcs suivants ne respectent plus trop ce motif), et j’aime beaucoup cette chanson. Bon ok le chanteur vomit un peu sa gorge pour se donner une voix erraillée, mais comme elle rend bien je laisse passer. Je trouve l’intro assez marrante dans cette veine là, avec juste le chanteur qui hurle sa ligne avec juste une guitare en fond avec des espèces de sprites des persos qui défilent sur fond de ville qui défile à toute blinde derrière.

Visuellement, si la série est un peu moins polie et plus « crue » dans son style visuel, elle se permet quand même de tenter à nouveau pas mal de trucs dans ses génériques, mais là encore en gardant les bonnes vieilles recettes : montrer sur un carton coloré le nom de chacun des (nombreux) personnages majeurs de la série, en traversant Ikebukuro pour passer d’une situation surréaliste à l’autre. Dans celui-ci j’aime notamment la façon de se tourner en 3 plans à chaque pause sur un personnage, qui donne un joli effet dynamique de relief pour pas cher. Ça bastonne, ça court, ça roule, y a du mystère et de la tension, le cahier des charges est respecté, merci au revoir.

 

  • Subete ga F ni Naru : The Perfect Insider – kana-BOON – « Talking« 

Le chanteur de kana-BOON a une voix très adolescente et j’étais pas spécialement fan de leurs derniers génériques (même si le récent pour Naruto Shippuden était sympa). Mais là, c’était une sacrée claque dans la gueule.

Si la claque est principalement visuelle, j’approuve complètement le choix de prendre une musique bien funky, qui bouge, limite disco pour faire ce générique, tant c’est prenante de faire un générique aux visuels ultra-dynamique avec ce type de chansons. Les guitares avec plein d’effets rendent le tube (je pense qu’on peut vraiment le qualifier comme tel) de kana-boon très fun à suivre, avec ses enchainements, son instrumentation cool et limite déstrcturée ; par exemple dans ce break surprenant limite rappé amenant sur un mini-refrain donnant le titre de la chanson. Bref, la chanson est fun et finalement dans des sonorités assez habituelles.

Et si le choix, c’est parce que les visuels qui l’entourent sont globalement prodigieux, tout simplement. Si l’intro et son « faux noir et blanc » avec les persos qui défilent lance bien le truc, c’est évidemment tout le reste du générique, réalisé par le talentueux Kazuaki Seki (qui a déjà fait des clips pour Ok Go, donc je suis automatiquement fan du bonhomme) en rotoscopie retranscrite façon Alinea numérique mais étrangement agréable à suivre. On y voit les personnages se poursuivre en boucle, le tout en étant sur-expressifs, limite dansants, restranscrivant en quelques dizaines de secondes le relationnel de chacun (en bref). Et c’est fun ! Surtout quand le tout est bombardé au fur et à mesure d’effets colorisant un peu l’image et de symétrie géométrique avec d’autres effets de lumière pour « tordre » la rotoscopie. Ça marche super, et on a l’impression de les voir un peu bourré en train de danser sur la chanson tout en gardant leurs quirks de personnage. Dans tous les cas, même chose : c’est une esthétique inhabituelle mais efficace, et agréable à voir. Et j’espère revoir ce réalisateur plus souvent dans l’animation.

 

  • Kekkai Sensen – BUMP OF CHICKEN – « Hello, world!« 

Bah c’est pas le plus vendu de l’année pour rien ! BUMP OF CHICKEN est un groupe super populaire au Japon, et on comprend rapidement pourquoi. L’association avec l’équipe de Matsumoto pour Kekkai Sensen/Blood Blockade Battlefront est d’autant plus géniale que la chanson n’est, de base, pas si folle que ça. C’est une chanson classique d’un groupe de rock moderne bien établi, avec des musiciens aguerris, qui fait le boulot. Mais on se rend compte de sa qualité grâce à la superbe mise en scène et représentation.

Le générique arrive à rendre compte de globalement toute la série et son plot de base, en y ajoutant l’imagerie ultra-complexe, lumineuse, profonde (littéralement) et chargée de Matsumoto, et ça va des décors urbains aux fantastiques jeux de lumières des manèges. Rien que les premières secondes, simple plan fixe sur New York vu de haut, avec une nuit et un coucher de soleil qui arrive, cinématographique, réaliste, avec son petit lens flare, qui donne plus l’impression d’être un blockbuster hollywoodien qu’un anime dessiné. Alors oui, ça fait gagner 15 secondes sur 90 mais c’est à la fois bien vu (tant la série représente la vie de cette ville) et joli. Ce que montre ce générique plus qu’autre chose, c’est Hellsalem’s Lot et son peuple, sa vie. Au travers de photos, d’immeubles, de foules à l’arrêt ou non, personnages principaux inclus ou non. La moitié du générique est une histoire de photo, de silence et de souvenirs, et tout le reste montre au contraire tout ce que ce beau monde veut faire pour s’en sortir pendant la série, en gravitant littéralement autour de ce cher Leonardo dans cette grande foire qui n’en finit pas, pour finalement le laisser seul dans une scène apocalyptique pour se démerder… Il en faut peu pour faire un grand générique.

La chanson agit comme un vrai reflet rythmique des visuels, avec une première partie calme et finalement peu de passages chantés, mais comme je l’ai déjà dit il suffit d’une chanson comme ça, « juste correcte », pour gérer le tout. Si saison 2 il y a, j’en attends tout autant !

 

  • Ushio to Tora Kinniku Shōjo Tai – « Mazeru na Kiken« 

Kenji Ohtsuki, je t’aime. Ça fait déjà bien longtemps, mais même après plusieurs années sans donner de nouvelles tu reviens et tu nous sors ça, alors oui bordel. Il fallait forcément un cri du cœur pour terminer cette rubrique. Spécialiste du heavy metal avec son groupe depuis les années 80, il a fait ses uniques apparitions pour des génériques d’anime (mais très remarquées) dans les 3 openings de Sayonara Zetsubou-Sensei et c’est un véritable showman à la voix puissante et unique. Alors c’est empli de surprise et de joie que j’ai appris qu’il reviendrait, avec son groupe (récemment reformé), pour réaliser le premier générique d’Ushio to Tora (qui n’a même pas daigné en changer pour son second cour, un signe des grands), qui est dans leur veine habituelle : un vrai tube de heavy metal, le tout couplé à quelques effets « d’épouvante » avec lesquels la voix presque barytonne et les cris du coeur de Kenji marchent super bien.

Les visuels sont finalement aussi impressionants que ceux de la série (bravo les gens de chez MAPPA et Voln d’ailleurs), les (nombreux) jeux de couleurs en plus. L’intérêt principal de la série est son côté horreur/épouvante, notamment dans tous les monstres présents dans la série, et le générique en est rempli, le tout combiné avec beaucoup d’action très bien mise en scène et super dynamique. On a donc des combats de fou, des monstres impressionannts, le tout sur du metal. C’est digne d’un AMV, sauf que là c’est niveau professionnel et c’est kickass, comme on dit. Sans parler des paroles hurlées par Ohtsuki qui viennent s’afficher en police calligraphiée dégoulinante en prenant tout l’écran. Pour le reste, ce générique ausi fait bien son boulot en présentant les gentils, les méchants, les rapports de force et de personnalité, en jouant notamment sur les décors et la luminosité de chaque séquence (l’effet de gigantisme des monstres est d’ailleurs parfaitement représenté et accentue cet effet d’épouvante).

La grosse baston titanesque est évidemment lancée par le refrain de la chanson, rythmant les coups de mâchoire et de lances avec les toiiing de guitare saturée. Pour le reste, rien de finalement surprenant : la chanson explose autant que les décors et hurle autant que les monstres du générique. Le tout en se finissant sur un des riffs et des soupirs les plus flippants (merci le piano creepy en fond) et les plus heavy de l’animation. J’espère de tout mon coeur pouvoir faire autant de compliments au générique de la saison 2 qui arrive bientôt. OUH !

 

 


Génériques de clôture

 

Vous me pardonnerez bien d’avoir un peu moins à dire ici, pour une fois que je parle d’endings !

 

  • Death Parade – NoisyCell – « Last Theater« 

Un cas un peu particulier, puisque l’ending de Death Parade a toujours gardé la même musique, mais a changé de visuels selon les épisodes. Je vais mentionner ici les visuels « standards », non épisodiques, centrés sur les mannequins de Decim.

Rien que le premier passage m’a fait son effet. On est surpris par la grosse teneur rock ce gros son, basé sur un riff de guitare puissant, le tout défilant sur des mannequins détruits qui défilent, aux détails plus ou moins humains, et sur des paroles en anglais (correct !) plutôt déprimantes elles aussi. Majoritairement en noir et blanc, quelques éléments colorés dénotent : une rose, un oeil…beaucoup d’éléments qui tendent à montrer finalement une certaine humanité…avant de s’effondrer, en miettes. Un joli miroir de la série, même dans la structure : irrégulier, sombre, puissant, et un peu creepy aussi.

 

  • Concrete Revolutio – Yousuke Yamamoto – « The Beginning« 

Une instrumentale bien heavy, ça change et ça fait plaisir ! Elle est signée du talentueux Yousuke Yamato, ancien bassiste d’OLDCODEX (dont on a parlé un peu plus tôt) et guitariste de session pour pas mal d’artistes J-Rock (comme Minori Chihara, ou Ryoko Shintani, ou même les µ’s de Love Live), et la piste sera d’ailleurs utilisée plusieurs fois dans la soundtrack de l’anime dans des versions plus sobres et épurées, comme un thème récurrent.

Comme son OP associé (et comme la série), l’ED se permet aussi dans le peu de place laissé au dessin de s’offrir quelques jolis cuts d’animation, comme un joli bonus. Et vous l’aurez peut-être remarqué, mais ce qui surprend c’est WOH CETTE ESTHETIQUE. Super étrange, noir et blanc recolorisé aux couleurs flashys, éléments brillants de partout, décors en prise de vue réelles, superposition/collages d’images, insectes et effets numériques effrayants partout…Le tout sur une mélodie plutôt angoissante elle aussi ! Vous l’aurez compris, je trouve que cet ED est l’un des plus ambitieux depuis un moment (un peu comme la série). On y cherchera le symbolisme qu’on voudra, mais je suppose fortement que le mélange avec des images réelles est un rappel des liens scénaristiques entre l’histoire fictive de la série et la notre. Le générique est parasité par des monstres aux dimensions folles, et des foules de « main tendues », symbolisant les multiples rebellions populaires de la série. On a droit ensuite à une « présentation » de tous les personnages principaux, à base d’images fixes superposées et d’un exemple de démarche/salut, souvent représentatif de la mentalité de chacun, le tout saupoudré d’effets visuels… discutables mais marrants. Comme un trip sous LSD dans la tête du scénariste, c’est 1 minute 30 de psychose ou d’épilepsie. C’est selon.

 

  • Noragami Aragato – Tia & ryo (supercell) – « Nirvana« 

Seule piste vraiment calme de l’article, c’est une des rares qui m’a plu dans son genre (et je ne savais même pas que c’était du supercell !). Je ne sais pas trop d’où sort la palette de couleur des visuels (tout est quasi-exclusivement en nuances de bleu, ou de jaune pâle), mais elle arrive à rentre très agréable des séquences pourtant banales avec les personnages de la série, consistant globalement en une course latérale de Yato accompagné de divers persos, alternée avec des plans fixes.

Quand soudain, la musique s’emballe, et devient une piste pop/rock folklorique aux sons presque celtiques (merci la flûte, je crois), ça se met à courir, à s’assombrir, et on ne voit plus que Yato courir sur un fond sombre parsemé de… trucs brillants qui tombent. Je l’ai déjà dit : cet ending est simple mais joli, avec une musique très bien fichue. Appelez supercell pour vos génériques, vous devriez avoir appris la leçon depuis Guilty Crown.

 

  • Ranpo Kitan – Game of Laplace – Sayuri – « Mikazuki« 

Globalement la perle de ses endings. Mais merde, pourquoi Ranpo Kitan avait une forme aussi intéressante mais un reste aussi casse-gueule ?!

On retrouve des ingrédients de l’opening : des papillons partout, une esthétique sombre et inhabituelle mais soignée (coucou les nuances de rouge sang partout). Non sans rappeler les endings récents des Monogatari et ses espèces de silhouettes en papier, on voit ici la même chose avec des dizaines, centaines de silhouettes anonymes se renversant toutes comme des dominos, se transformant peu à peu en squelette. Tout ça alterné avec des passages où notre héros court en stop-motion de papier. Le monde s’effondre pour finalement former à nouveau ces papillons avec les restes du générique avant quelques rapides plans sur les rares « couples » de la série.

La chanson est belle. Horriblement sombre couplée avec ses visuels et ses paroles, mais incroyablement jolie dans son instrumentation sobre avec la voix légèrement nasillarde de Sayuri. Tout fonctionne, quoi : on perd un petit peu l’esprit et le ton de la série mais c’est une super chanson pour un ending, dans sa structure, sa composition et aussi son montage. Dans le même genre que l’OP de Kekkai Sensen, un grand générique n’a pas besoin d’une grande chanson ; ici la chanson est simple mais ça suffit.

 

  • Kantai Collection –  Shiena Nishizawa – « Fubuki« 

Véritable hymne militaire, prenant et épique, c’est une tuerie inhabituelle pour un ending que nous sort KanColle. Le débit de parole et la puissance vocale de Shiena Nishizawa joue un peu, mais l’instrumentation et la mélodie (jouée à la trompette, assez rare pour être signalé) sont top tier aussi…Et c’est son premier générique, en plus ! La chanson s’emballe pas mal dans la 2ème partie du générique en gardant les mêmes les éléments mais avec plus de rythme et de fond, sans démordre de sa mélodie militaire et ses répétitions catchy dans le refrain. Shiena, tu reviens quand tu veux (mais pour autre chose qu’Asterisk Wars alors).

Critiquer les visuels de KanColle, c’est un peu lancer une torpille sur le bateau des secours ; mais pourtant, ce générique s’en sort honorablement bien, mis à part peut-être cette scène douteuse d’introduction, visiblement sorti d’un mélange entre Amanchu et un magical girl en pleine séquence de transformation. En gardant le focus sur les éléments principaux (« Les gars, on garde toujours la mer en fond !« ) et en adoptant les recettes classiques des endings (« le personnage principal marche latéralement », « les personnages secondaires sur des plans majoritairement fixes, en regardant autre chose que la caméra« , « le plan final, tout le monde sourit au photographe et fait ‘CHEESE' »), le générique reste finalement très sobre et sa plus grosse prise de risque se résume aux effets du soleil couchant sur la mer (qui sont réussis, donc ça passe). A retenir principalement pour la musique, donc.

 

  • Subete ga F ni Naru : The Perfect Insider – Scenarioart – « Nana Hitsuji« 

En tant qu’informaticien, techniquement c’était pas trop possible de le laisser dehors, même si la musique est paaaas folle. Ressemblant globalement à du JIN sous Lexomil© dans son instrumentation, elle est sympa (merci le duo masculin/féminin ave des voix bien complémentaires) mais malheureusement vite oubliée. A part peut-être le post refrain et ses murmures sur fond de tambour. C’est de la J-Pop correcte et bien produite, voilà tout (avec quelques errements vocaux en prime quand même).

Visuellement par contre woh c’est super flippant ET ingénieux ET bourré de références informatiques. Je ne prendrai pas la peine de tout énumérer parce que le réalisateur l’a fait pour la partie »réalisation » et Reddit pour la partie « références » et c’est super intéressant, mais en gros ça parle « art génératif », et ça utilise beaucoup les automates cellulaires pour créer des motifs « vivants » un peu partout, et y a plein de petites références dans les fenêtres qui apparaisent et disparaissent. Outre les éléments purement esthétique, le générique navigue probablement dans l’esprit insondable et fou de Shiki Magata, prodige scientifique et aussi informatique, en l’occurence (on voit pas mal apparaître son nom comme login dans le générique), et son visage est formé d’automates cellulaires à la fin. Bref, ça reste quand même assez intrigant et c’était assez marrant à regarder à chaque fois, parce que quand même sacrément bien foutu.

 

  • Kekkai Sensen – UNISON SQUARE GARDEN – « Sugar Song to Bitterstep« 

Celui-là aussi, impossible de le laisser paser. Succes commercial, sensation dès sa diffusion, ce générique de mémoire entièrement storyboardé par Mtsumoto herself est une oeuvre d’art limite à placer hors de la série. Racontant comme un spin-off une soirée avec tous les personnages, seulement en les montrant sur scène à partir d’une même position, pour finalement avoir un pic dramatique qui fait son effet avec quelques simples photos et une fleur ensanglantée… Il est attendu, très travaillé, bien animé et surtout fun (enfin en partie, cf plus haut). Et ça tient autant aux visuels qu’à la chanson !

Et puisque décidément les endings de séries de Matsumoto choisissent bien leurs musiciens, ici c’est un autre groupe très populaire (souvenez-vous du génial OP de Yozakura Quartet) qui s’y colle, à savoir UNISON SQUARE GARDEN et son rock festif quasi-prog, ses expresisons en anglais et son chanteur à la voix aigüe reconnaissable entre mille. Véritable chanson de funk, avec une mélodie à la basse (qui déchire), la chanson crée de véritables « chapitres » au générique, créant presque des scènes à lier aux visuels géniaux du générique. Calme-festif-violent-triste-festif-action. Ou un truc comme ça. Bref, c’est bien foutu, les musiciens sont doués à fond, et c’est aussi travaillé que possible, le tout pour coller avec les visuels (ou vice-versa).

Voir tous les persos (main ou main supporting) avoir une giga-soirée entre potes, le tout en gardant toute leur personnalité alors qu’on les voit seulement quelques secondes, c’était tiré par les cheveux mais ça marche très bien, et on essaye de comprendre ce qu’il se pase à chaque plan furtif, pour discerner qui est là, qui fait quoi (voire qui porte quoi, vu que les tenues de soirée sont une pure invention de l’anime)… Et soudain, UNISON sort son riff le plus lourd depuis 10 ans, et tout s’envole. Bonjour, le sang, les pleurs, le flashback, la souffrance. De White, de Leo, de Black… On est passé du noir au blanc et c’est curieusement les « méchants » de la série qui remettent le train en place pour réjouir tout le monde (car oui, ils ont tous été invités aussi) ! C’est la fête jusqu’au bout, alors que c’est pourtant l’ending et non l’opening qui va évoquer les éléments les plus troubles du scénario, soit par du symbolisme astucieux (qui danse avec qui, …) soit carrément par des plans sombres et tristes le temps de quelques courtes secondes. Aussi fou et lunatique que sa série, ce générique est un vrai cadeau à ceux qui attendaient des poncifs, et il fait plaisir à voir.

 

  • Kagewani – M.S.S. project – « arrival of fear« 

Et bah ouais ! C’est d’autant plus étrange que la série n’a pas vraiment d’ending, juste un écran de crédits qui reste 5 secondes, et cette chanson commence en général une minute avant la fin de chaque épisode. Mais cette chanson, elle tue ! Clairement placée comme un coup de pub pour le groupe (à peu de choses près) mais avec un titre étrangement appropriée, « Arrival of fear » est une chanson très sympa et dans les courts épisodes de la série, on savait que la merde allait devenir réelle dès qu’on entendait les premières notes de tapping à la guitare, signalant la fin imminente de la chronique monstrueuse hebdomadaire. Rien que pour ce petit effet, et pour la qualité globale de la chanson, je me permets de la caser ici. Je leur dois bien ça, en plus ils débutent et ils sont bons ! Et pour comprendre pourquoi ça fait son effet, regardez Kagewani jusqu’au bout, ça marche étrangement bien et c’est pas bien long.

 

 


Voilà ! Cette liste est déjà extrêmement longue pour un best-of, mais j’aurais pu en caser bien d’autres, comme les OP de Punchline, World Trigger, Owarimonogatari (le premier pour les visuels, le 2ème pour la chanson, le 3ème pour les 2 …) ou Rakudai Kishi no Cavalry qui sont sympas aussi mais qui m’ont moins plu que tous ceux évoqués plus haut. Désolé aux fans.

On se retrouve dans pas trop longtemps pour reparler musique !

 

Peace.

Une réflexion sur “[Best-of 2015] Une année, des Anisongs

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