[Japan Expo 2015] P.A. Works à Paris ! (Résumé du ‘talk-show’ du 05/07/15)

 

Hello le peuple ! Petit article imprévu à tous les niveaux, puisqu’on va pas parler directement des thèmes habituels (comme si j’avais une cohérence…), puisqu’on va parler de Japan Expo 2015, qui s’est terminée hier, et qu’en plus on va parler d’un petit event qui y a eu lieu sans grand monde soit vraiment au courant (de ce que j’en ai vu). Bon, je vous refais pas de topo sur Japan Expo, c’est grand, c’est bondé, c’est parfois artificiel mais fun et y a vraiment moyen de trouver tout ce qu’on veut même si y a toujours des problèmes par-ci par-là (genre, les prix).

Le dimanche après-midi, sur le stand dédié à la « Ville de Kyoto » (qui était en plus assez grand et visible), se trouvait en fait un petit événement pour les fans d’animes un peu pointus (quoique ?), avec 2 personnes en kimono sur scène. Sauf que ces 2 personnes étaient Kenji Horikawa et Masayuki Yoshihara, à savoir respectivement :

  • le fondateur de P.A. Works, ainsi que producteur de pas mal de leurs séries (True Tears, Hanasaku Iroha, Angel Beats, …)
  • et un animateur notamment d’Higashi No Eden et Ghost in the Shell: Stand Alone Complex, mais surtout réalisateur d’Uchouten Kazoku, la série à laquelle était dédié le panel, mais aussi une partie du stand (avec une exposition de story-boards de la série, et vente de goodies, dont un artbook et aussi une collection complète de ces story-boards)

Et pendant en gros une demi-heure, ils ont parlé de leur rôle dans la production de la série, de la série elle-même, et ont répondu pour cela à une vingtaine de questions, de l’animateur puis du public. Petit débriefing  (fait seulement à partir de ma mémoire) !

A gauche, une PV de la série (en VOSTFR) qui passait en boucle avant le talk. A droi-DEEEEEERP.

 

 

C’est donc sur les coups de 13h00, après installation de quelques posters, que se sont installés les 2 invités, sur des chaises sur scène, tous deux habillés en kimonos plutôt traditionnels. Ils étaient accompagnés de l’animateur principal, un français qui posait les questions en français pour le public et traduisait les réponses des invités, et une interprète japonaise, qui traduisait les questions aux invités. Un système parfois complexes, que l’animateur semblait porter toute la misère du monde sur lui (en même temps, au 4ème jour, je peux comprendre), et se forçait du coup à écourter certains phrases (de ce que j’ai pu saisir avec mon A1 de japonais, teehee).

La talk était organisé en 2 parties : des questions classiques, posées par l’animateur, sur la série, sa production et son contexte, et quelques particularités qu’elle a, puis les questions du public, qui portaient notamment sur des aspects plus techniques. Vous vous doutez bien que sans notes ni enregistrement, je ne peux pas me permettre d’essayer de reconstituer le déroulement exact de l’interview, alors que je vais simplement regrouper sémantiquement les éléments de réponses que j’ai en tête. Encore désolé ! (Je ne suis d’ailleurs pas à l’abri de mettre à jour cet article si on me signale des choses ou si j’ai des flashs miraculeux d’éléments qui me reviennent.)

 


 

Un des thèmes principaux de la série a aussi été un sujet important de la discussion : la ville de Kyoto, évidemment. C’est là que toute la série se passe, complètement intégrée dans son folklore et ses quartiers. Yoshihara a passé plusieurs mois à vivre à Kyoto, non seulement pour apprendre à connaître les lieux décrits dans le roman (car oui, Uchouten Kazoku est un roman, pour rappel ! Écrit par l’auteur de The Tatami Galaxy.), mais aussi pour s’imprégner de l’ambiance de la ville, de son histoire, de ses monuments, etc. Par ailleurs, à la question « que faut-il visiter à Kyôto ? », les deux invités n’ont pas su répondre autre chose que de conseiller d’aller y passer du temps pour voir un peu tout, tant ils trouvent la ville belle et agréable sur beaucoup de plans. Amis voyageurs, vous savez quoi faire.

Le folklore japonais était l’autre évidente source d’inspiration, l’histoire étant remplie de créatures mythologies intégrées au monde moderne (tanukis, tengus, etc.). Yoshihara appréciait particulièrement les histoires de tanukis qui peuvent se transformer en tout et n’importe quoi, et plus que l’aspect fantastique de la chose, c’était intéressant pour lui de transmettre une vraie histoire familiale avec ce parti « légendaire ». On notera par ailleurs que lorsqu’il leur a été demandé de choisir en quoi ils se transformeraient s’ils étaient des tanukis, Horikawa a répondu qu’il serait bien « en montagne« , ou autre objet gigantesque et imposant, et que Yoshihara préfererait lui être « une jeune et jolie femme« , pour que « tout le monde puisse [le] regarder et l’apprécier » !

Les 2 étaient très bien entourés.

 

Sans doute pensait-il à Benten, personnage mémorable de la série, que lui et Horikawa ont d’ailleurs tous les deux choisis quand il a fallu trancher pour décider de leur personnage préféré. Son côté énigmatique, alors qu’elle est une simple humaine, et la motivation à développer son caractère et ses relations plutôt obscures au départ semble avoir marqué Yoshihara.

Yoshihara semblait par ailleurs clairement convaincu de sa scène préférée de la série : celle où Yajiro se transforme en train, scène dont j’ai malheureusement oublié l’épisode concerné.

Même si Yoshihara et Horikawa semblent beaucoup apprécier Benten, ils n’ont pas manqué de répéter à plusieurs reprises que la série est avant tout une histoire familiale, de liens fraternels et parentaux, qu’elle verse dans la comédie, le fantastique, ou le drame, et que c’est aussi ce qu’ils ont voulu montrer à travers le développement de la famille de Tanuki.

 

Il y a également eu un petit passage sur la France, les deux trouvant d’ailleurs Paris assez similaire à Kyoto,. D’après Yoshihara, c’est aussi pour son ambiance, sa beauté et son folklore local présent aussi, donc finalement c’est sans doute une ville qu’il apprécierait (c’était la première fois pour les 2, de mémoire). Quant à Japan Expo, si Yoshihara a avoué qu’au Japon ce genre de salon était déjà très présent, il était agréablement surpris d’en voir un tel en France, et ça lui a plu. Horikawa aime lui visiblement beaucoup Notre-Dame et l’Aiguille du Midi.


 

De gauche à droite, Yasaburo, un écran de TV, Horikawa, Yoshihara, et Benten.

Viennent ensuite les questions du public, qui abordaient souvent des thèmes un peu plus techniques, où j’ai des souvenirs un peu plus détaillées mais où malheureusement les réponses étaient courtes. Encore désolé pour le manque d’informations !

Yoshihara a répondu sur les différences de méthodologie qu’il a pu avoir entre son travail habituel d’animateur et story-boarder et celui de réalisateur sur la série. Selon lui, c’est surtout une question de planning, qui prend du coup beaucoup plus d’importance, et sur les liens que son travail a pu avoir avec le reste de l’équipe. Dans la motivation et la technique, il n’a pas vraiment senti de différence de boulot.

La chara-design de la série a été réalisé par Koji Kumeta, mais pourquoi ce choix ? D’après Horikawa et Yoshihara, il fallait quelqu’un qui puisse représenter la folie et l’ambiance du livre, sans forcément un design ultra-réaliste, mais quelque chose de plutôt coloré, dynamique, et qui passe bien avec des mouvements rapides et rythmés ; ils ont trouvé que Kumeta correspondait bien à ce style, et Yoshihara l’a contacté pour réaliser ça.

De la même façon, le grand Toshiyuki Inoue a réalisé des cuts pour la série. Yoshihara a pu préciser qu’en fait, lui et Inoue sont deux grands amis, et c’est comme ça qu’il a pu lui proposer de participer à la série qu’il réalisait, le tout en s’appropriant l’ambiance de la série qui collait avec son style.

Enfin, Yoshihara a pu évoquer plus en détail ses efforts à propos des jeux et effets de lumière dans la série, très présents, notamment dans les scènes sur les toits de Kyoto, ou dans les airs ; en particulier une scène de l’épisode 6 (de mémoire), où il a préféré accentuer le travail sur la luminosité et le façon de la faire agir sur les personnages plutôt que sur la précision de l’animation elle-même.

 


 

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Bon voilà, il y a peut-être quelques contresens qui trainent, mais je sais que certains étaient intéressés d’avoir un petit résumé de ce qui avait été dit, même si c’est très court. Le talk en lui-même était intéressant, et surtout une très bonne idée et expérience, tant ce genre de série est en général oublié, et encore plus sa production, et je serais ravi de voir plus d’interviews de réalisateurs et de producteurs dans les salons du genre !

 

Ce pauvre homme (accessoirement l’animateur) a galéré 20 minutes avec du scotch avant de passer au duo marteau + clous

 

Dans tous cas, encore désolé pour le manque de détails, et à une prochaine fois.

 

Peace.

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