Ces openings des années 2000 à connaître – Partie 3 : 2006/2007

3ème et pénultième partie de ce simili-dossier, sur ces openings que j’ai à vous partager, directement importés des années 2000. Et là attention, c’est un gros morceau, même si la période parcourue est plus courte !

Sinon, pour information, j’ai restructuré complètement les 2 premières parties, pour être plus clair et plus complet ; vous retrouvez à partir de maintenant 3 catégories concernant les génériques dont je vous parle :

  • les « mastodontes« , dont vous aurez certainement déjà entendu parler avant de lire cet article si vous connaissez un brin d’animation japonaise des années 2000, mais qu’il est bon de rappeler ;
  • les « outsiders », tirés de séries potentiellement à succès, mais qui n’ont pas forcément atteint le statut de classiques, ou bien qui tombent peu à peu dans l’oubli ;
  • et enfin mes « oubliés », provenant eux de séries moins populaires, ou en tout cas dont on a pas retenu le générique, à mon grand désarroi, et que je ressors du grenier pour vous les faire connaître ou réentendre, vous, lecteurs assidus et jovials (si si, je vous vois les 3 au fond).

Le but étant, pour rappel, non pas d’être exhaustif et de refaire une documentation des OP des années 2000, mais plutôt de me vous faire remémorer des génériques que je considère de qualité, que je considère parfois oubliés, et qui sont filtrés à la passoire de mes goûts en terme de musique et de vidéo, forcément.

Du coup, si vous voulez ces 2 parties légèrement mises à jour :

-> Partie 1 : de 2000 à 2002

-> Partie 2 : de 2003 à 2005

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Encore un savant mélange anime/musique occidentale.

 

 

Le menu du jour, les belles années 2006 et 2007.

 


Comme expliqué plus haut, on commence par mes mastodontes du jour. Et effectivement, ici, y en a une pelletée.

[Cette partie est certifiée sans Lucky Star et Haruhi Suzumiya]

>>> (2006) Umineko no Naku Koro ni OP – « Katayoku no Tori » – Akiko Shikata

 

Alors oui, effectivement la série n’a pas la meilleure réputation possible, et l’OP du VN est aussi très beau (et je dis ça en ayant ni vu l’anime ni fait le VN, *kof kof*), mais ce générique je le trouve diablement bien fichu. Et pourtant le délire néo-classique, en général, me passe au dessus ; ceci dit, ici il rend très bien, entre le chant aigu et les fortes nuances de rouges apposées un peu partout, y a une belle dimension mystique et mystérieuse qui ressort, malgré le design très coloré des personnages. Du coup, ce chant de chorale, surtout au début, fait son petit effet, et la vidéo plutôt soignée (les papillons dorés de partout, étonnamment ça marche bien) en font un classique assez mémorable.

 

>>> (2006) Code Geass OP1 – « Colors » – FLOW

 

Oh oui, celui-ci aussi, pas besoin d’avoir vu Code Geass pour en avoir déjà entendu parler tellement la série est un monstre des années 2000. Mais il faut bien l’admettre : « Colors » est une chanson plutôt cool, et je trouve que cet OP met bien en valeur la série (venant de quelqu’un ne l’ayant pas vu, c’est quand même un sacré compliment). Pire : il a même l’air TROP cool voire festif par rapport à ce qu’il vend. JIBU-UN WO~! Il sonnerait presque comme celui d’Eureka Seven dont j’ai déjà parlé, mais avec une vidéo un peu plus recherchée, d’ailleurs remplie de plans assez cool et plutôt dynamiques, mais parfois assez.. étrangement choisis (wtf le cheval ? C’était important, ça ?). Et par ailleurs, me demandez pas pour quoi, je trouve le coup d’œil cliché de Lelouch à la fin complètement classe. Huh.

 

>>> (2007) Death Note ED2 – « Zetsubô Billy » – Maximum the Hormone

 

On sait qu’un groupe fait fort quand il devient populaire grâce à des génériques d’anime. Et forcément, quand vous lui en donnez DEUX, et qu’ils sont tellement différents du reste qu’ils marquent… Bah ça donne Maximum the Hormone, groupe hybride punk/metal/rock survolté alternant growl et chant rock alt. classique, qui nettoie fort fort les oreilles. Donc, cet ending, bah c’est ça, chanson typique du mélange réussi que fait ce groupe . Et dans un anime comme Death Note, ou le badass peut cotoyer le sombre, cette vidéo colle tout aussi bien, même si (très) fixe ; mais après tout c’est un ending. Et en ça, ça passe : c’est court, et pourtant c’est efficace (les passages vidéo du refrain sont des modèles du genre) et prenant. Un bon trip. Comme toujours avec Maximum the Hormone.

 

 

>>> (2007) Baccano! OP – « Guns & Roses » – Paradise Lunch

 

Ah ben oui, évidemment qu’il allait être là. Un des meilleurs génériques de toute l’animation japonaise, pourtant une « simple » instrumentale de jazz. Une preuve qu’il ne suffit pas de grand chose pour faire un classique : avoir beaucoup de choses à présenter, le faire très bien, et avoir une chanson habituelle ultra rythmée et très, très bien structurée. On peut aussi parler de ce moment de « pause » comme pour Durarara!!, qui sert à passer les previews, et qui arrive à ne jamais casser le rythme du générique, même en coupant un solo pendant 30 secondes. Et j’adhère complètement ! Sa popularité a été jusqu’à entrainer des crossovers avec Shingeki. Il n’empêche que ses transitions sublimes, ses très nombreux personnages, tous bien montrés, et ses solos de cuivre ont fait une renommée bien légitime pour cette hymne au hochage de tête en rythme sur un générique.

 


Une période bien chargée en gros succès ; et comme dit plus haut, je vous en ai épargné quelques-uns, parmi eux d’autres génériques de Death Note tout aussi connus. Du coup, on passe aux quelques outsiders qui sont pourtant eux aussi de bonne facture à ce moment-là.

 

>>> (2006) Welcome to the NHK! OP – « Puzzle » – Round Table ft. Nino

 

Il y a de ces génériques qui racontent presque une histoire à eux seuls ; celui-ci en fait partie. Rempli de symbolisme, de jeux d’images, et d’errements graphiques plus ou moins poussés (notamment au niveau des couleurs), avec un choix de musique assez étrange, un morceau de pop aux sonorités assez anciennes, et au chant plutôt joli mais finalement lent, l’effet étant accentué par ces cuivres. Et quand on connaît les thématiques et situations plutôt déprimantes mais remplies par moments d’espoir de l’anime, on comprend bien que l’effet souhaité ici est sans doute le même : une espèce de « fausse dépression » permanente, qu’on voit clairement vu toutes les situations de détresse que se mange le perso principal dans tout ce générique. Un sacré puzzle psychologique, en effet.

 

>>> (2007) Darker than Black OP1 – « Howling » – Abingdon Boys School

 

Le cocktail est simple mais appliqué à la lettre et le plus efficacement possible par Bones : anime sombre, d’action et de mystère = une grosse chanson assez hard et moderne, avec des plans larges et des plans tremblants, le tout en restant dynamique et sombre. Pour le refrain, rajouter un peu de drama et d’action. Mélangez le tout. J’ai pas grand chose de particulier à rajouter, finalement… Je le trouve juste beau, avec une musique très cool (et surtout l’outro), efficace, et suffisamment intrigant pour me redonner envie de voir cette série sur laquelle j’ai définitivement pris trop de retard.

 

>>> (2007) Sayonara Zetsubô-Sensei OP – « Hito Toshite Jiku ga Bureteiru«  – Kenji Ôtsuki ft. Zetsubô Girls

 

Autant prévenir tout de suite : il y aura un opening de chaque (« vraie ») saison de SZS ce soir et la prochaine. Pour plein de raisons. PLEIN. Ces génériques sont terrifiants, parce que j’ai beau adorer les 2 saisons que j’ai vues, je trouve toujours que Shaft a frôlé la perfection des génériques avec ceux de la franchise. Terrifiant parce qu’ils ont tout : une musique super cool, aux paroles barrées et au chant étrange des doubleuses, une ingéniosité visuelle complètement dingue, que ce soit par les poses, l’animation, les incrustations, les couleurs, etc… et aussi par la narration complètement folle qui s’en dégage, notamment vu les thèmes évoqués (au hasard :  la mort, le sexe, la rumba). Et aussi ils ont quand même VRAIMENT une musique qui déchire. Du hard rock ultra rythmé et synchronisé à la perfection, repris en chœur ici par les doubleuses des persos féminins de l’anime donc, chanté à chaque fois de façon dingue et cool par Kenji Ôtsuki. Non vraiment, si c’était pas aussi « bizarre » en soi, ce serait dans le top 5 de tous les temps pour moi. Et niveau musical, ça y est sans doute… Mais on en reparlera.

 

 


Bon, ça a effectivement bien diminué ; et c’est pas fini : les quelques oubliés que voici ne sont pas bien nombreux non plus, mais valent le détour.

 

>>> (2006) Yamato Nadeshiko Shichihenge OP – « slow » – Kiyoharu

 

Yamato Nadeshiko a bel et bien l’air d’un gros shôjo qui tâche, mais avec un plot un peu crétin (3 mecs vivant au même endroit doivent s’occuper d’une fille complète psychotique, en gros), mais dites vous qu’il est réalisé par le même mec qui a sublimé Excel Saga à lui seul ou presque, Shinichi Watanabe. Et si sa musique et ses paroles correspondent bien à ce délire de romance, ce générique a une touche particulière qui marche très bien : l’inclusion de toutes ces petites scènes comiques enchaînées assez inattendue, sur fond de musique assez sympa, le genre « flashback d’explication » ou bien « montage de moments sympas« . C’est assez dur à expliquer, mais je sais pas, voir les 4 bouffer comme des morfales sans raison, avant d’enchaîner sur la fille en mode The Ring ou presque, ça a son effet comique sympa. Mais bon, je ne suis pas spécialiste des reverse harem et des shôjo pour vraiment me prononcer sur le classicisme de cet OP ; mais je le trouve cool. J’ai appris plus tard qu’il s’agissait en fait quasi-uniquement d’images du premier épisode, et que la chanson a été choisie juste parce que l’auteur est ultra-fan de Kiyoharu. Heh.

 

>>> (2007) Neuro OP1 – « DIRTY » – NIGHTMARE

 

Je voulais lire le manga, au départ. J’ai appris qu’il y avait une adaptation en anime ; j’ai été voir le générique. Ok, j’ai envie de voir la série maintenant. Mais wow quoi. Ce générique m’a scotché, surtout visuellement ; pourtant un peu daté maintenant, il a un design complètement barge, ultra coloré, presque en mode distorsion visuelle… Ca part dans tous les sens, coupure de persos, de plans, de couleurs de fond… C’est complètement hallucinogène, le tout sur fond de rock ultra rythmé et très très cool (même si la voix du chanteur est parfois un peu étrange). Court, mais ultra rapide, il arrive quand même à montrer plein de choses, tant les persos que les situations et le délire ambient, même en passant de la comédie absurde à l’épouvante. Déjà à l’époque, Madhouse savait s’amuser avec leurs palettes graphiques… Finalement, ne l’ayant toujours, je ne sais pas si ce délire visuel vaut la chandelle, mais il hype pas mal pour peu qu’on accepte ce délire, justement.

 

Bon, c’est tout pour cette fois, en espérant que ça vous plaise ! Et si c’est pas le cas, tant mieux pour vous, puisque ce sera fini la prochaine fois 😀

Tschüss.

 


Fond musical de cet article Bah, tout ce que j’ai mis dans l’article, banane ! ³

Image utilisée :

  • Capture d’écran de Panty & Stocking with Garterbelt (épisode 8)

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